Ferdinand Foch |
||
![]() |
||
Polytechnicien, commandant (1907) de l’Ecole supérieure de Guerre, Ferdinand Foch (1851-1929) publia des traités militaires exposant ses conceptions stratégiques (Principes de la guerre, 1903 ; Conduite de la guerre, 1904). Commandant du 20e corps d’armée de Nancy, il participa à la bataille des frontières au début de la Première Guerre mondiale (août 1914) qui bloqua l’avance des armées allemandes en Lorraine. Placé par Joffre à la tête de la 9e armée, il contribua, par son attaque dans les marais de Saint-Gond, à la première victoire de la Marne (septembre 1914). Il dirigea ensuite le groupe d’armées du Nord, coordonnant les actions des troupes françaises, belges et britanniques, qui permirent d’arrêter la “ course à la mer ” des forces ennemies, puis il livra la bataille d’Artois en 1915. Mis quelque temps à l’écart, après la bataille de la Somme (1916), il remplaça Pétain à la tête de l’état-major général de l’armée (1917) et fut envoyé en Italie pour rétablir la situation après le désastre de Caporetto et y préparer la formation du Conseil suprême de la guerre (conférence de Rapallo, novembre 1917). Face à la gravité de la situation consécutive à l’attaque allemande d’Amiens (1918), Foch fut nommé, avec l’appui de Clemenceau et de lord Milner, ministre britannique de la guerre, généralissime des armées alliées (conférence franco-britannique de Doullens, mars 1918). Après avoir arrêté l’offensive de la Somme (avril 1918), il contre-attaqua les forces allemandes de Ludendorff à Villers-Cotterêts et remporta la seconde victoire de la Marne (juillet 1918), puis déclencha l’offensive générale (8 août) qui s’acheva par la défaite allemande. Promu maréchal de France dès le début du mois d’août, Foch signa l’armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale (11 novembre 1918). Président du Conseil supérieur de la guerre (1919), il défendit, pendant les négociations pour la paix, la thèse du Rhin comme frontière militaire de la France, mais se heurta à l’opposition des gouvernements alliés. Il a laissé des Mémoires de guerre, publiés en 1931, deux ans après sa mort. |