Louis Hubert Gonzalve Lyautey
 
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Louis Hubert Gonzalve Lyautey naquit à Nancy en 1854.
Issu d’une famille militaire, il entra à Saint-Cyr en 1873, en sortit dans l’infanterie, passa à l’Ecole d’application d’état-major, puis fut versé dans la cavalerie.
En Algérie de 1880 à 1887, chef d’escadrons en 1893, il fut envoyé en Indochine en 1894 comme sous-chef d’état-major du corps d’occupation. Gallieni, alors commandant des territoires militaires de la frontière de Chine, le prit comme adjoint.
Quand Gallieni fut nommé gouverneur général de Madagascar en 1897, il fit venir Lyautey et lui confia successivement la pacification du nord de l’île et l’organisation du sud.
Promu colonel en 1900 et rentré en France en 1902, Lyautey fut appelé dès 1903 dans le Sud-Oranais par Jonnart, gouverneur général de l’Algérie, et il prit le commandement du territoire d’Aïn-Sefra, où il fut promu général.
Commandant de la division d’Oran à la fin de 1906, il fut chargé en mars 1907 d’occuper Oujda, en représailles de l’assassinat à Casablanca du docteur Mauchamps ; il réprima ensuite le soulèvement des Beni-Snassen (novembre 1907) et fut nommé haut-commissaire du gouvernement pour la zone marocaine occupée dans la région d’Oujda. La convention de Fès (mars 1912) établit le protectorat français sur le Maroc, dont Lyautey fut le premier résident général. Il chercha à pacifier le Maroc, malgré le début de la Première Guerre mondiale. Ministre de la Guerre de décembre 1916 à avril 1917, Lyautey repartit au Maroc, dont il fut écarté pendant la guerre du Rif (1925). Elevé à la dignité de maréchal de France en 1921, membre de l’Académie française depuis 1912, Lyautey mourut à Thorey (Meurthe-et-Moselle) le 27 juillet 1934.
Il a écrit : Le rôle social de l’officier (1891), Du rôle colonial de l’armée (1900), Dans le sud de Madagascar, pénétration militaire, situation politique et économique (1903).